Selon Flören, il importe que, lors du transfert de la propriété, il existe un équilibre entre les notions d'équité, d'implication et de gouvernabilité.

Source : Flören, 2003
La plupart des parents considèrent l'équité comme un pilier important sur lequel doit reposer toute disposition en matière de succession. Le droit successoral belge est conforme à ce principe et limite considérablement la possibilité de favoriser un enfant précis, à savoir, dans le cas précédent, le successeur. Lorsque tous les enfants héritent de l'entreprise familiale (ou de ses parts), ils sont, en tant qu'actionnaires, impliqués de manière égale d'un point de vue juridique, car ils possèdent chacun le même nombre de suffrages dans l'assemblée générale. Une prérogative importante de cet organe consiste en la désignation d'administrateurs, ce qui peut placer le successeur en situation précaire. En cas de conflits, une telle situation peut entraîner l'impossibilité de diriger l'entreprise familiale, voire provoquer sa perte.
Pour y remédier, différentes techniques juridiques peuvent être employées. Avant tout, une gouvernance convenablement définie peut offrir une solution. Elle fera en sorte que chaque actionnaire joue le rôle qui lui est attribué selon les accords conclus.
La mise en œuvre d'un instrument de contrôle est encore plus efficace. Voir planning juridique. Elle permet de réconcilier deux objectifs importants : le traitement équitable de tous les enfants et l'attribution du pouvoir dans l'entreprise familiale au successeur.
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